mardi 16 décembre 2008

Où il est question d'églises, de pain d'épice et de bonnet...

En cette période d'affluence touristique dans ma belle ville alsacienne (affluence particulièrement dense cette année, grâce au très onéreux tigivi, comme quoi les gens ont les moyens tout de même), outre me faire piétiner et bousculer comme jamais, je suis régulièrement témoin d'une scène qui me réjouit beaucoup :

Un groupe de touriste, généralement familial et mené par un mâle dominant très sûr de lui (mais parfois ce sont simplement des touristes très-très étrangers -comprendre qu'ils viennent de vraiment loin-) commente ouvertement et de façon assez sonore une petite église catholico-protestante (oui, elle est coupée en deux, catho d'un côté, protestante de l'autre, je trouve ça assez fun). En décrivant assez clairement la cathédrale et son histoire... Je suis toujours partagée quant à la conduite à adopter dans ces cas-là. Me taire, dans la mesure où on ne m'a rien demandé, ou bien intervenir, dans un but pédagogique ? J'avoue que la plupart du temps je ne dis rien (ça arrive mine de rien assez souvent et je ne suis pas exactement guide touristique...), et je continue mon chemin en riant sous cape, sauf si les gens m'ont l'air sympathiques ou si le mâle dominant est particulièrement arrogant, alors j'aime bien me mêler de leurs oignons, histoire de montrer à sa progéniture que nul n'est infaillible...


A gauche, la cathédrale, à droite l'Église St Pierre le Vieux
Bon, OK elles ont toutes les deux un clocher...


Ce matin, c'était un petit couple de personnes âgées qui louait les talents de bâtisseurs des ancêtres de mes ancêtres avec beaucoup de douceur et d'admiration dans la voix. Je les ai trouvés mignons alors j'ai pris deux minutes pour leur expliquer ce qu'ils regardaient (après tout, une église bi-confessionnelle c'est assez rare pour être souligné) et leur indiquer la direction de la cathédrale. Ils ont réagi de façon charmante, et pour me remercier de leur avoir consacré ces quelques minutes, m'ont offert un morceau de pain d'épice...


Petit bonus au passage :
pour du pain d'épice qui déchire, allez donc faire un tour
au Paradis du pain d'épice, rue des dentelles
www.paindesoleil.com


Cette rencontre matinale m'a mise de bonne humeur et si j'avais pu, je serais partie bosser en sautillant d'aise. Ça m'aurait presque réconciliée avec les touristes, si je n'avais pas croisé 15m plus loin une horde de clones braillards, le bonnet lumineux de Père Noël greffé sur les oreilles...

Voici le genre d'horreur dont les gens s'affublent dans la rue cette année... Oui-oui vous avez bien vu... le Stetson de Noël avec tresses intégrées...
Mais il y a pire... le bonnet lumineux et... MUSICAL !!!

Oui je sais... c'est pas bien de se moquer !
Mais des fois c'est dur !

lundi 15 décembre 2008

Hiiiii !!

J'ai reçu mon jouli sac remontateur de moral ce matin et comment dire...
Je l'adooore !!

Vous aviez raison les filles, il sent boooooon, il est booooo et il est douuuuuuuux !! Je passe mon temps collée dessus, limite je le garde à l'épaule dans mon appart pour regarder la télé. Si-si !


Le voici dans son habitat naturel (mon bras)
mââgnifiquement assorti avec mon plus beau pull Droopy
-woui, je suis pleine de paradoxes... sac de fâââme et pull de collégienne... on n'se r'fait pas!-


dimanche 14 décembre 2008

Samedi soir... cauchemar ?

A l'heure qu'il est que j'vous parle, je suis encore sous le choc !

Etant donné que je suis toujours quasiment recluse chez moi, je vis telle une ermite, cloîtrée dans mon salon. Le samedi soir y compris, ça va de soi. Yep. J'ai une vie palpitamment folle, pour ne pas dire follement palpitante... On pourrait croire que la réclusion à domicile est une bonne protection contre les chocs émotionnels, eh ben même pas !

Pas plus tard que tout à l'heure, alors que je dormais du sommeil du juste dans mon royal pieu que j'aime d'amour, bien enroulée dans la couette et calée entre les oreillers, le chat ronronnant toute seule quelque part vers le bout de mes pieds, je rêvais de course à pied, de grands espaces et de vin chaud (ou quelque chose d'approchant). Quand soudain, mon rêve petit à petit se transforme, et entre en scène le livreur de pizza. Non, n'allez pas vous faire des idées, je n'ai pas trompé mon ennui avant d'aller me coucher avec des films où les livreurs de pizza ont un rôle crucial, parce que dans mon rêve le livreur de pizza ne faisait que s'acharner méchamment sur la sonnette. Genre il s'est endormi avec l'index collé dessus, c'est couillon mais ça arrive... D'ailleurs ce con de livreur a tellement bien réussi son coup que je finis par me réveiller. Et par me rendre compte que ben mince c'est à ma porte qu'on sonne, de façon plutôt dynamique pour un samedi soir 2h du matin...

Mon premier réflexe (après m'être dit que tout de même chez Pizzatruc ils sont trop cons, j'ai rien commandé...) c'est de pester comme une bougresse sous ma couette et entre mes oreillers. Rhâââ LES GENS !!! S'amuser de la sorte à réveiller les infirmes chez eux en plein milieu de la night... Spa possible, si j'avais vue sur rue j'irais bien balancer quelques seaux d'eau par la fenêtre tiens...
Mais ça insiste, et pas qu'un peu. Alors doucement mais sûrement, je commence à m'imaginer des trucs horribles. Genre la fille en train de se faire agresser par une horde de vilainméchants juste là dans ma rue, presque sous mes yeux, et qui sonne désespérément chez tout le monde dans l'espouaaar qu'on lui vienne en aide, pendant que moi je me retourne dans mon lit en bougonnant. Évidemment, le p'ti film glauque que je me fais dans ma ptite tête tourne à plein régime et finit par me projeter (laborieusement) hors du lit. Pendant que je me dirige vers l'interphone, je commence à flipper sévère : ça continue à sonner et tant d'insistance ne peut être que signe de détresse. OMonDieu qu'est-ce que je vais faire, si ça se trouve ya des gens armés et ça va être un carnage !!!

Rappelons à ce stade qu'il est 2h du matin et que je suis encore à moitié en train de pioncer. D'ailleurs pas plus de 3mn avant, j'étais sur le point de manger une pizza, hein... Nan parce qu'en plein jour j'ai assez moyennement tendance à imaginer des sénarios de fin du monde pour un coup de sonnette !

Quand je finis par ateindre l'interphone et bafouiller quelque chose comme "keskispass ??", j'entends la voix fort reconnaissable de Papi-mon-voisin qui me braille à l'oreille qu'il a paumé ses clefs et est-ce que je peux lui ouvrir...

...
...
...

OK.
Tout va bien.
Personne n'est mort... Du moins pas encore !
Donc nous sommes intimes à ce point là. Ou alors il considère qu'à mon âge il est impossible que je dorme à 2h un samedi-nuit. C'est bon à savoir, si jamais ça m'arrive un jour, je ne me priverai pas de lui rendre la pareille !!
Évidemment la porte était fermée à clef et j'ai dû enfiler baskets et manteau par-dessus ma nuisette (oversexyyy) pour aller lui ouvrir. Et là...

Je découvre mon papi de voisin, mort bourré sur le trottoir avec un pote à lui qui se jette quasiment à mes pieds, me serre vigoureusement la main en me répétant à quel point je suis une fille bien que c'est trop oversympa de m'être levée pour ouvrir...

Et donc, à l'heure qu'il est que je vous parle, j'ai pas pu me recoucher parce que je suis encore sous le choc. Mon papi-voisin, qui doit approcher doucement des 70ans, profite que sa femme est en vacances pour aller se biturer la tronche avec des potes et rentrer au milieu de la night...
C'est pas dieu possible... la vieillesse c'est plus c'que c'était... Tout fout l'camp mes braves gens !!!!

Bon c'est pas tout ça, mais j'vais ptet essayer de me rendormir, moi... (et tâcher d'éviter les rêves traumatisants mettant en scène les titubations du papi jusqu'à sa porte...)

vendredi 12 décembre 2008

De la cohabitation homo-féline

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il se trouve que j’ai un chat.
Et que c’est d’ailleurs l’un des éléments qui complique légèrement les relations à distance. Car si un chat peut rester plus facilement seul qu’un chien, je ne me vois pas pour autant laisser minette toute seule du vendredi soir au lundi matin. Et la mettre en pension chez môman tous les 15j c’est un peu compliqué aussi. Du coup ben faut s’organiser un peu différemment, faut planifier. Faut avoir des amis et une famille cool, surtout.
Heureusement pour moi, j’ai tout ça, donc pas trop de souci du côté des allers-retours.

Par contre si je peux m’assurer de la bonne gestion de l’emploi du temps de mon chat, il y a un domaine dans lequel je ne peux pas grand chose, c’est la bonne entente entre mon PCEP et elle… Et au vu des diverses expériences racontées par les copines pourvue de cet élément félin perturbateur, c’était pas gagné-gagné.

Déjà, il faut commencer par combattre le stéréotype de la vieille fille au chat.
Hem... Non mon chat n’est pas un enfant de substitution ; non, mon chat n’a pas pour vocation de combler un manque affectif (d’ailleurs j’étais en couple quand je l’ai adoptée, et à l’époque ce n’était pas « notre » chat mais bien le mien) ; mon chat c’est simplement mon chat, que j’adore, mais qui reste un chat et qui garde sa place. Par contre, si on s’avisait de me demander de choisir entre un PCEP et mon chat, sans hésiter et sans regret je choisirais le chat (sérieusement, qui peut poser ce genre de question ??? et qu’on ne me réponde pas un allergique, parce que l’ex était allergique aux chats et que ça s’est très bien passé).

Bref, une fois passés les stéréotypes, il faut passer les barrières psychologiques de ceux qui n’ont jamais eu d’animal domestique. Entre autre, avec un chat noir à la maison, faut pas être trop à cheval sur la nickelitude de l’appart… et sur celle de ses fringues (bah oué ça s’infiltre partout ces saletés de poils, y compris dans le lave-linge…). Faut évidemment pas non plus être trop superstitieux, ça va sans dire. Et accessoirement, faut réussir à faire entrer dans le crâne de certaines personnes que non, un chat ce n’est pas sale. Ce n’est pas pour autant qu’elle a le droit de monter sur la table, mais elle n’est pas sale.

Ensuite, il faut que le nouvel arrivant accepte les règles de fonctionnement et d’éducation de mon animal. Genre oui elle a accès à la chambre et même elle a le droit de dormir sur le lit, si c’est dans un coin et qu’elle ne s'incruste pas (et là intervient l'éducation). Et non ça ne va pas changer parce que tu es là mon chéri (puisque précisément, le chat n'avait pas pour vocation de remplacer un éventuel compagnon).

Dernier point, et pas des moindres, il faut aussi que ces deux-là s’entendent bien, et que le chat ne fasse pas des crises de jalousie. Alors sur ce point-là je crois que ça se passe bien. Mon chat a tout de suite adopté le PCEP. Pour autant c’est pas non plus complètement évident. Il fait partie de la catégorie « n’a jamais eu d’animal » et j’ai l’impression qu’il a un peu du mal à gérer l’omniprésence du chat (je dis omniprésence parce qu’elle ne quitte pas l’appart, pas parce qu’elle passe son temps sur mes genoux, hein !) et de ce que ça implique. Je ne sais pas s’il conçoit très bien que c’est un être vivant qui a besoin d’attention et de soin, et pas un tableau qu’on regarde ou pas pendant quelques minutes par jour. Que certes elle a tenté les caprices les premiers jours, mais que la plupart du temps quand elle réclame de l’attention c’est pas juste pour l’embêter.

Bref, ya encore du boulot dans ce domaine...
Et là je commence à imaginer la galère que ce doit être avec des éléments perturbateurs humains, autrement plus envahissants, de type enfants (ou mère pour quelques spécimens gâtés par la nature)...

mercredi 10 décembre 2008

Tata-ta-laaa*

Woui, je sais, je me plains que ça me gonfle quand mes collègues ne parlent que de ça et je commence sur la même voie. Promis je vous embête pas longtemps mais là fallait que je partage !

Parce qu'après l'achat d'un mââââgnifique (croisons les doigts pour qu'il ressemble vraiment à sa photo !) sac à main tout ce qu'il y a de plus girly, je suis reviendue à la réalité hier soir et me suis offert deux accessoires indispensables dans ma situation...

Nan sérieux, c'est pas trop la classe, la canne pliante qui se glisse discrètement dans le sac à main (pour peu qu'il soit, certes, de taille XXL) et se déplie d'un seul geste, façon CRS en balade ?? Grâce à elle, je devrais pouvoir éviter de ramper sur les derniers mètres avant ma porte (quand j'vous dis que j'ai 80ans...).
Quant à la joulie compresse bleue, c'est pour appliquer du froid (ou du chaud car cette petite merveille de technologie est réversible !) sans avoir à utiliser le pack de petits pois surgelés ou les glaçons (qui fooooondent). Accessoirement, se coller un truc glacé sur la cuisse quand il fait genre moins douze dehors, c'est juste à des années lumières de ma conception de la soirée cozy sur canap...

En vrai, j'ose à peine le dire, mais le look canne me fait trop délirer, je trouve ça hyper fun. Sans compter que cet accessoire donne juste l'irrésistible envie de s'en servir pour écraser quelques pieds en sortant du tram (haaaan je crois que quand je serai vieille je serai Tatie Danielle... huhuhu ça promet!).
Bon c'est pas tout ça mais il me manque un dernier détail pour avoir la vraie grande classe...


Ca vous rappelle quelqu'un ?

Mais si...



*Le titre, c'était ça :

mardi 9 décembre 2008

De la jambe à l'épaule, il n'y a qu'un pas...

Vous l’aurez compris au ralentissement du rythme de mes billets, j’ai repris le boulot. Bon la bonne nouvelle c’est que ça fait du bien de sortir de chez moi ; la mauvaise c’est que ça va pas du tout mieux et que donc je vais bosser en boitant, genre j’ai pris 50ans pendant la nuit, et accessoirement en douillant sévère sur les trajets « Arrêt de bus/MaMaison ».
J’ai vu deux médecins et un kiné, qui sont d’accord sur une seule chose : yen a pour un moment ma p’tite dame (bah oui, depuis que j’ai 80ans on me donne du ma p’tite dame, allez comprendre). Trop youpie ! Ma vie manquait un peu de piment pour les fêtes…

Oui parce que c’est pas tout ça mais c’est pas tellement pour m’arranger c’t’affaire :
  • Premièrement, mes collègues, qui ont l’intéressante caractéristique commune d’être tous cinglés (j’vous jure, j’exagère pas ! A l’occase faudra que je revienne avec quelques anecdotes de bureau, ça vaut largement les accroches du jour, vous verrez !!) ont tendance à se prendre pour ma mère/ma grand-mère/mon médecin… chacun y va donc de son conseil plus ou moins idiot (yen a quand même une qui m’a suggéré d’immobiliser ma hanche… euh ouais… avec un plâtre du bassin tu veux dire ?? Ben nan pour ça faut être médecin, juste immobiliser, quoi…) qui va tout de même de la compresse chaude (ou froide, c’est selon) aux injections de morphine…
    Déjà les conseils à la con, c’est chiant, mais là c’est tous les jours depuis deux semaines et ça m’fait comme les jointures qui démangent, si vous voyez c’que j’veux dire… Oui parce qu’il semblerait que l’état de ma jambe soit devenu LE sujet de conversation (le it-sujet, quoi) au bureau. Chais pas, il font p'tet des paris, ou alors ils n’ont pas bien compris quand j’ai dit que « c’est bon yen a pour des mois on va pas en parler tous les jours non plus » parce que tous les matins j’y ai droit (x12 personnes) : « Oh ben ça va pas mieux ce matin dis-donc ! »… J’ai dans l’idée que le jour où ça commencera à aller vraiment mieux ça va hululer dans tous les coins.
  • Deuxièmement, difficile de le louper, mais le mois de Noël ben c’est maintenant. Et ce mois-là, c’est mon préféré ! J’adore me balader en ville et admirer les décos et les lumières, j’adore passer un mois à me creuser les méninges et fouiller partout à la recherche du cadeau parfait, j’adore me réchauffer les mains et le gosier avec un vin chaud et des marrons, et une gaufre et des braedele,… Bref en général en décembre il est assez rare que je reste enfermée à la maison. J’en profite, j’accumule de belles images en prévision du morne janvier qui fait bien pâle figure à côté de la scintillance de décembre.
    Or là, avec un rayon d’action de 100m autour de mon canapé, c’est légèrement compromis : ça va faire plus d’un mois que je sors à peine de chez moi…
  • Troisièmement, ben ça fait mal quand même.
  • Quatrièmement, Mamlacheffe insiste lourdement pour que j’aille voir un certain spécialiste qui me remettrait debout en un tournemain (mouais). Sauf que ce cher homme se trouve faire partie du comité de direction de ma boîte et que je tiens moyennement à exposer à mon employeur mes (lourds) antécédents jambesques (et ne me parlez pas du secret médical, hein, je les côtoie suffisamment pour que ça me fasse doucement rigoler… d’ailleurs quand bien même il garderait ça pour lui, il est assez difficile de garder le secret envers soi-même !). Donc je décline son conseil.
    Le hic c’est que j’ai comme l’impression qu’elle émet quelques réserves quant à l’authenticité de mon souci, devant mon refus de consulter un spécialiste compétent…
Du coup hier soir, après une journée de boulot complètement pourrie, après avoir limite rampé sur les derniers mètres avant ma porte, après une énième allusion de Mamlacheffe à ce médecin, après 753.428 questions relatives qui à l’usage d’une canne, qui à l’état de mes semelles, j’ai juste eu envie de réconfort…

Et ça c’est très mauvais ! Parce qu’au lieu d’appeler Môman ou le PCEP, ben j’ai allumé mon PC…

Et je me suis acheté ça :
Mon premier sac à main de fâââme (comprendre que mes autres sacs ils sont tout cheap, en tissus, multicolores de préférence...) en vrai cuir et tout et tout. J'espère juste que je vais pas regretter quand je l'aurai pour de vrai entre les mains...

Oui je sais... toutes les mêmes !

lundi 1 décembre 2008

C'est l'hiver...

... Et Noël approche, difficile de le louper !



En ce premier dimanche de l'avent, j'ai décidé de mettre mon appart aux couleurs de saison et de sortir mes décos de Noël du carton. Même mon sapin de poche est de la partie.



Depuis vendredi soir la ville est toute illuminée, c'est boooo... Depuis samedi le marché de Noël est ouvert, la foule a commencé à envahir le centre historique, d'alléchantes odeurs de vin chaud, de gaufres et de marrons titillent les narines à chaque coin de rue. J'ai des envies de braedele, de thé et de bougies.

Oui, c'est bel et bien l'hiver... et Noël approche. Chouette !

vendredi 28 novembre 2008

How to meet a PCEP

Eh oui bonne question n’est-il pas ? D’où diable est-il sorti, ce cher homme ?
Non-non, point d’énième rencard foireux en ligne, ça vous l’aurez compris. Pas non plus de charmant conducteur de tram ou de bel enquêteur tout de bleu et kaki, non rien de tout ça. Simplement une banale rencontre lors d’une soirée d’amis communs.

LE truc que je pensais qui ne pourrait jamais m’arriver. Parce que ce qu'il faut savoir (ou pas en fait) en ce qui me concerne, c’est qu’en société je suis un peu une tortue. Quand je ne connais pas les gens, je ne suis pas à l’aise et quand je suis pas à l’aise je me mets en mode observation et j’en pipe rarement une. Sauf si on vient vers moi et qu’on engage la conversation, je suis pas autiste non plus. Bref, c’est pas le moyen idéal pour rencontrer quelqu’un et faire une bonne première impression, vous en conviendrez.

Sauf que ce soir-là, je ne sais pas par quelle alchimie étrange, j’étais bien. Détendue et à l’aise, je n’ai pas eu besoin d’attendre que quelqu’un vienne vers moi pour trouver ma place et parler aux gens. Quelques doses de punch plus tard, j’avais repéré et isolé, sans faire vraiment exprès en plus, le seul célibataire de la pièce. Et voilà l’affaire sur les rails.
Il fut dit par la suite que mes remarques fort spirituelles et décalées (un peu mon n’veu qu’elles devaient être décalées : le punch ça décale...), l’ont complètement séduit. Il fut dit également par la suite que son côté charmeur, son humour à peu près aussi naze que le mien et son sourire à faire fondre la calotte glaciaire m’ont fait craquer.

A la fin de la soirée, j’imagine que plus personne ne devait marcher bien droit, et lui devait repartir dans son lointain chezlui le lendemain. Devant la situation complètement désespérée (si-si, désespérée… après des litres, souvent on en fait des tonnes, hein…) je me suis surprise moi-même, ainsi que toute l’assemblée encore présente, en lui proposant un dernier verre, chez moi.
Hem. Comment dire… Sans vouloir passer pour la prude de service, il se trouve que je ne fais JAMAIS ce genre de choses. Qu’en règle générale j’ai besoin de temps pour évaluer la personne que j’ai en face de moi, pour savoir si elle vaut la peine que je m'en donne (de la peine). Généralement aussi ça me permet d’écarter les plans d’un soir, qui ne m’intéressent pas vraiment. Et voilà que je m’entends inviter chez moi, à 2h du mat, un gars que je connais depuis 5-6h…
Bien, voilà qui est fait, on fait de nouvelles expériences à tout âge n’est-ce pas.

S'en suivit un mal de crâne carabiné le lendemain et un retour à la terre (à peu près) ferme très embrumé, avec un n° de téléphone sur mon bureau. Il fut également dit par la suite que si je n’avais pas proposé ce dernier verre, il n’est pas certain que nos chemins se fussent recroisés.
Comme quoi, les principes c’est juste fait pour être bouleversés de temps en temps n'est-ce pas...

mercredi 26 novembre 2008

De l'influence de la gambette folle sur mon quotidien

Je le disais l’autre jour, je me suis tout kaputé les muscles d’une jambe. Une bête contracture selon El Doctor, mais qui fait un mal de chien et me reclus chez moi depuis une semaine. Pas moyen de marcher, donc pas moyen d’aller travailler et pas non plus moyen de sortir de chez moi.
Dimanche j’ai fait l’aventurière et je suis allée… chercher du pain au bout de la rue. Hahaha la mauvaise idée.

Moi qui me trouvais plutôt casanière, je commence à entrevoir mes limites. Quasiment une semaine à tourner en rond entre canap’ et Pc, c’est trooooop. J’en suis presque à avoir envie de retourner bosser, du pur délire !

J’ai donc commencé tenter de diversifier mes activités, et je me suis prise à jouer à la parfaite ménagère…
Pour vous montrer l'ampleur des dégâts, voici l’illustration de ma journée d’hier :

Voilà que je me mets aux tartelettes customisées maintenant... Me voilà bien !
Bon c'est pas tout ça, mais j'ai une compote sur le feu, j'vous laisse !
(haaaaaaa, Maïté sors de ce coooorps!!!)

mardi 25 novembre 2008

Comment j'ai arrêté les sites à célibataires

Bon pour être honnête, j’ai jamais vraiment mis trop d’espoir là-dedans. Tout au plus un p’ti bonus qui révèlerait peut-être un jour ou l’autre une bonne surprise.
Après tout, dans le temps jadis de ma tendre jeunesse, j’ai rencontré un ex comme ça et ça avait tout de même duré plusieurs années. La différence étant qu’on ne s’était pas rencontré sur un site de rencontre mais sur un forum. Nuance qui a son importance, croyez-moi. La différence aussi, c’est que c’était il y a plus de 10ans et qu’à l’époque le net n’était pas exactement tout à fait pareil. Disons qu’on n’était pas sûre et certaine de retrouver son voisin de pallier sur Mtic, par exemple…
Bref, je me disais que pourquoi pas.

J’ai pas rencontré grand monde, et au vu des échantillons d’annonces et de messages, vous aurez compris pourquoi. Outre Hervé le Boulet, il n’y a eu que des rencontres somme toute bien médiocres. Le dernier en date, qui fut le déclic pour que je résilie mon compte gratos, c’était Bernard.
Bernard me faisait l’effet d’un garçon tout à fait sympathique, avec un humour et une culture largement au-dessus de la moyenne (et quand on voit le niveau de la moyenne, je vous assure que c’est pas du luxe de viser loin au-dessus !!). On a discuté pas mal par mail, bien que j’aie pour principe d’éviter de tergiverser trop longtemps avant de se voir, pour éviter de se faire une idée trop bien ancrée avant d’avoir vu la personne. Sinon après c’est la déception assurée. Mais il avait pas l’air décidé à me rencontrer. Genre timide, ou prudent p'tet. Bref, pendant ces échanges par mail je le trouvais plutôt chouette.

Au bout de quelques semaines on a fini par se donner rendez-vous. Un rendez-vous plutôt original : pour un match d’mpro.
Et là, in real life, j’ai compris d’un coup d’un seul pourquoi Bernard était seul. Et pourquoi Bernard mettait son salut entre les mains du net. Alors non rien de physique, il n’avait pas mitonné sa photo ni rien, même si évidemment il en avait choisi une plus flatteuse que la réalité, mais on en est tous là et je ne suis pas une bombasse non plus hein. C’était juste son attitude, l’impression qu’il s’excusait en permanence d’être là et de me parler. L’humour dont il faisait preuve à l’écrit : complètement envolé.
Il ne restait qu’un petit garçon paumé et gauche qui se met une pression pas possible pour plaire et qui part très certainement du principe qu’il ne sera assez bien pour personne. Je me suis dit que peut-être je l’intimidais, qu’il n’avait pas confiance en lui et qu’il ne fallait pas le juger là-dessus. Que ça allait s’atténuer au fil de la soirée et que la personnalité qui s’exprimait par mail allait ressortir. Mais non.
Je lui ai laissé la seconde chance du 2e rencard, pour voir. Mais toujours pas. Et ça m’a fait de la peine. Parce que je n’ai pas envie de jouer les infirmières d’aura, parce que ce n’est pas mon rôle de penser à lui et qu’en l’occurrence il ne correspondait pas du tout à ce que je recherchais chez un homme. Je me suis dit que ce gars, certainement super, ne trouverait jamais personne de cette manière, bien qu’il soit probablement persuadé que c’est sa seule chance.

Et d’un coup j’ai vu toute cette foire aux célibataires d’un œil tout à fait différent, ça m’a complètement dégoûtée et j’ai résilié mon compte le soir même.

lundi 24 novembre 2008

Une sacrée longue absence...

Ça fait un petit bout de temps que je laisse ce blog en friche, et un bon moment aussi que je me dis qu’il faut que je m’y remette ! D’autant plus que j’ai plein de choses à raconter.
Me manquent un peu les mots. Me manque surtout le temps. Et puis une petite semaine d’immobilisation à la maison me donne l’occasion d’agiter à nouveau mes petits doigts sur le clavier, et me revoilà.

Alors pour commencer par le commencement, mon manque de temps est la conséquence d’une plutôt bonne nouvelle : un nouvel homme est entré dans ma vie à la fin de l’été. Et comme je ne sais pas faire simple, ce Prince Charming En Puissance vit à peu près aussi loin de chez moi que l’Ex. A croire que je le fais exprès, oué je sais. Sur le coup je me suis dit et redit que c’était pas franchement une bonne idée, et je me suis répété mon mantra « plus jamais ça » jusqu’à plus soif, mais sans résultat. J’ai craqué.
Alors la bonne chose c’est que ça semble effectivement valoir la peine de tenter le coup, et aussi que depuis que ma lointaine contrée alsacienne est desservie par ce petit miracle de technologie qu’est le Tidgivi, les voyages ne prennent plus la quasi intégralité d’un Week-end, ce qui est tout de même fort pratique. Fort ruineux aussi parce que les tarifs ont légèrement explosé, mais on ne peut pas tout avoir il paraît…

Bref, un nouveau PCEP (Prince Charming En Puissance), beaucoup de train à nouveau et plus tellement de temps. Mais je vais tâcher de reprendre tout ça en main et de m’organiser un peu mieux.
Ces prochains jours ce devrait être possible puisque je me suis tout kaputé les muscles gambettiens et que j’ai ordre de rester au repos. Rien de grave, mais juste assez handicapant pour que je sois obligée de trouver une âme charitable pour remplir mon frigo. C’est pas ça qui va arranger mes affaires en ces temps de repérages de Noël, heureusement que le net vient à ma rescousse !

Bon sur ce mes p’tis gens, je sais pas si vous êtes toujours là, mais moi ça me fait plaisir d’être reviendue !

jeudi 31 juillet 2008

Un petit pot de crème mon enfant ?

Une petite parenthèse qui n'a rien à voir avec la choucroute, mais que comme je suis une fille qu'aime bien partager, je me suis dit que j'allais vous faire part de ma révélation crémique de l'été...

Je ne sais pas comment est la météo par chez vous mais il se trouve qu'ici depuis quelques jours c'est l'été (il serait temps me direz vous, et j'acquiècerai vigoureusement). L'été donc, le vrai, le beau, avec le soleil qui crame bien la peau. Et quand le soleil se pointe, moi j'aime bien aller zoner au parc pendant ma pause déjeuner. J'y ai mon banc attitré, où je déballe mes tups, ma cannette de light et mon bouquin. Cheveux au vent et lunettes noires sur le nez, je légume pendant 1h, le bonheur.

Sauf que comme chacun sait, pour en finir avec la Toast Attitude (c'est même pas de moi, c'est la campagne de l'Institut National du Cancer) il faut éviter de s'exposer aux heures les plus chaudes. Entre midi et deux, quoi.
Manque de bol, c'est le seul créneau dont je dispose pour aller faire ma greluche au parc, et j'y tiens beaucoup voyez-vous. Mais comme je ne tiens pas tellement à décéder du mélanome sournois et que ma peau fait une sorte d'intolérance au soleil, non seulement je me mets à l'ombre, mais je me tartine aussi de crème solaire.

Ca fait des années que je suis très assidue de la crème. Sauf que jusque là, je sais pas vous mais c'était un peu un calvaire. Parce que je fais du vélo. Et que je transpire. Or crème + transpiration = un truc immonde et bien gras que même ta mémé elle veut plus te faire la bise quand t'arrives... Alors j'en ai essayé plutôt plein. Sans trop me creuser la tête non plus, persuadée que j'étais que de toute façon la crème c'est gras et basta.
Mais cette année, prise au dépourvu par les premiers rayons de soleil, j'ai pioché au hasard dans les rayons de ma supérette et j'ai attrapé le spray Clear Protect de Garnier (protection 20). Eh ben c'est trop d'la balle ce truc ! Ca colle pas, ça coule pas, et c'est presque pas gras. J'adhère un max (enfin façon de parler, puisque ma mémé maintenant elle veut bien me faire la bise quand j'arrive). En plus je bronze doucement, ma peau a l'air d'apprécier, zéro rougeur, zéro réaction. Bref, le paradis de la crème solaire.

Bon en même temps si ça se trouve c'est même pas nouveau et je suis la dernière de la terre entière à être tombée dessus, et puis ça devait sans doute exister pour les sportifs. Sauf que comme j'en suis pas une, je suis jamais allée voir chez eux...

Je précise à toutes fins utiles que même si ça y ressemble sans doute un peu, ceci n'est absolument pas une note sponsorisée.

mercredi 30 juillet 2008

Détente estivale

L'été a ceci d'agréable qu'il incite plus souvent à s'accorder de petits plaisirs qui sortent du train train habituel.
Après avoir fait fumer ma carte bleue pendant les soldes (j'ai garni mon armoire pour l'année !), je suis tombée sur un billet spécial Manga chez Madame Happy Few. Évidemment, ça m'a donné envie.

Je ne lis pas tellement de mangas d'habitude, en grande partie parce que je ne sais jamais quoi choisir et que depuis que mon spécialiste BD à domicile n'est plus là, je n'ai pas tellement eu envie d'aller quérir le conseil d'un autre. Mais quand le conseil vient à moi grâce à la grande magie du net, je ne peux que céder.
Me voilà donc rendue chez mon libraire le moins favori, mais qui reste le seul en ville à appliquer les -5% sur les livres (et qui malgré l'antipathie de la plupart du personnel, a tout de même le mérite d'être indépendant). Et je suis repartie avec sous le bras les premiers volumes de Jin.

Jin, c'est typiquement le genre de lecture vers laquelle je ne me serais jamais tournée de ma propre initiative. La couverture laisse imaginer une banale histoire d'amour à l'eau de rose, rien de bien palpitant. Mais j'aurais eu grand tort de m'en priver !

Jin Minataka est neurochirurgien. Il travaille dans un hôpital de Tokyo à la pointe de la technologie, du moins jusqu'au jour où il retire à un patient une étrange tumeur au cerveau en forme de foetus. Il se retrouve alors mystérieusement propulsé une bonne centaine d'années en arrière, lorsque la médecine occidentale n'en était qu'à ses balbutiements. En bon médecin qui se respecte, il ne peut évidemment résister à utiliser ses connaissances modernes pour sauver des vies, quitte à risquer de modifier le cours de l'Histoire.
Nous le suivons alors au fil des volumes, aux prises avec toutes sortes de maladies, fatales à l'époque, qu'il combat avec l'aide de Saki, la jeune femme dévouée qui l'assiste.

Toute mon âme de midinette est en émoi devant les exploits de ce beau médecin si modeste et généreux, et devant la pudeur de sa relation avec Saki (ces deux-là finiront-ils ensemble ?). Mon âme d'adulte assoiffée de culture n'est quant à elle pas en reste, puisque les interventions de Jin sont manifestement très bien documentées. Le récit est d'ailleurs jalonné de références historiques et la représentation de la ville d'Edo (le Tokyo de 1830) est particulièrement instructive et dépaysante.

Cette série est un vrai petit régal estival, aussi doux qu'un sorbet à la framboise, aussi passionnant qu'un bon polar. Je ne saurais que trop vous recommander chaudement cette petite parenthèse de légèreté.

Ici le billet de Fashion Victim, dont je loue une fois de plus les bons conseils.

Jin de Motoka Murakami. 5 tomes parus à ce jour, le 6e sortira fin août - je ne sais pas combien la série en comptera-.

lundi 28 juillet 2008

Un jour tant attendu

Parmi tous les artistes que j'aime, s'il y en a un que je ne pensais jamais voir en concert, c'était bien Leonard Cohen. Et pourtant...

J'ai toujours été bercée par ses chansons car Môman les écoutait souvent. Mais je n'ai commencé à vraiment l'apprécier que vers 15/16ans, à l'age béni de l'adolescence où le mélange de tristesse et d'espoir qu'il dégage me touchait vraiment.
Depuis, je me suis procuré presque tous ses albums et je me réfugie souvent dans ses chansons, où le son grave et moelleux de sa voix m'enveloppe et me protège. I'm Your Man pour le peines de coeur, So Long Marianne pour les moments de blues,...

15ans que Leonard Cohen m'accompagne.
15ans qu'il a arrêté les tournées.
Et voilà que cette année il reprend la route ! Je n'en croyais pas mes oreilles. Ni mes yeux quand j'ai pris les billets il y a 3 mois.

Le grand jour c'était vendredi. Direction Lörrach, une petite ville d'Allemagne qui organise tous les ans le Stimmen Festival.
La place du marché est noire de monde ; au milieu, une grande scène de plein air, et le public qui retient son souffle lorsqu'il apparaît sur scène. Tout le monde est hypnotisé.
Le concert est un vrai moment de poésie, où même les présentations des musiciens sont mélodieuses. Sa voix, suave, douce, grave, chaude, emplit l'air et le temps s'arrête. J'ai à la fois envie de fermer les yeux et de me laisser flotter avec le public (sauf que le public est un peu agité dans mon coin) et de les garder grands ouverts pour ne pas rater une miette de sa prestation, de cette silhouette au loin si élégante et belle avec son costume noir, son chapeau et ses cheveux gris. Je suis sous le charme.

Vendredi, malgré les quelques 5.000 personnes autour de moi, Leonard Cohen a chanté rien que pour moi. Depuis, je flotte encore sur un petit nuage...



J'ai été époustouflée par tout l'énergie qui se dégage de cet homme, par sa prestance, sa présence. S'il existe quelque chose comme une aura, la sienne devait rayonner à des kilomètres à la ronde ce soir-là.
J'espère que ce beau moment, ce concert mémorable, restera gravé pour longtemps dans ma mémoire.

Je suis tellement contente d'avoir pu être là !


Je vous mets pas la plus connue, tant qu'à faire...

Photos de Juri JUNKOV sur www.stimmen.com/de/fotogalerie

mercredi 23 juillet 2008

L'Accroche du jour (vol.3)

Ce qui est bien avec les sites de rencontres, c'est que les occasions de trouver des petites perles de prose de la part de potentiels prétendants ne manquent pas. Outre les mails et les tchat, il y a les annonces de présentation...
Ce qui est amusant, c'est que les hommes ne peuvent pas voir les annonces des autres hommes (à moins d'avoir spécifié qu'ils recherchaient un homme ça va de soi), et ne peuvent donc pas comparer leur prose avec celle de leurs congénères (notez que je suis même pas sûre qu'ils le feraient...)
[notons également que si je me moque uniquement des hommes, c'est juste parce que je ne peux pas voir les profils des femmes, hein ! Parce qu'à mon avis il y a de quoi faire aussi chez nous !].

Ils n'ont donc aucune idée que finalement ils disent tous la même chose. C'est d'ailleurs assez incroyable cette espèce de communication télépathique intergénérationelle qui fait dire à environ 90% des annonces grosso modo que : "C'est pas évident de se décrire, je suis un mec sympa et je cherche juste à faire de nouvelles rencontres, et qui sait, trouver le grand amour. Je ne mords pas alors n'hésite pas à me contacter".

Au milieu de cet océan de platitudes, il y en a tout de même beaucoup qui sont conscients que s'ils veulent sortir du lot il va falloir se creuser un peu les méninges dans leur annonce. Ca part d'une bonne intention, mais le résultat est parfois encore plus catastrophique que s'ils n'avaient rien mis du tout...

La semaine dernière, par exemple, je suis tombée sur cet échantillon de toute beauté...

"Cherche jolie jeune femme aimant le repassage, le ménage, la cuisine et plus si affinité !
bon, voillà éliminées les féministes hystériques n'ayant aucun sens de l'humour et s'arretant à la première phrase (j'avoue elle est pas très fine , mais c'est mon premier éssai sur le net... alors soyez indulgentes svp ;-)"

Ahhhh ce bon vieux sens de l'humour misogyne. C'est tellement drôle, comment donc y résister, je me le demande ?! C'est le genre de gars qui va nous faire la bonne blague du "c'est quoi le féminin de assis à regarder le foot ? ... ... Debout en train de faire la vaisselle" (hahahaha) et quand on lui fera remarquer qu'on ne comprend pas bien ce qui est drôle au juste, il sortira le bon vieil argument du fond de tiroir "rhoooo mais c'est bon la chienne de garde là... calme-toi c'était une blague, je le pense pas !"
[ah bon, alors je peux faire des blagues racistes aussi alors. Si je le pense pas tout va bien...]

Bref, je ne vais pas m'étendre sur ce que je pense de ce genre de phrase, je crois que c'est assez évident...
En tout cas je me demande bien combien il a eu de contacts avec cette annonce...

mardi 22 juillet 2008

Hervé le Boulet

Hervé donc, est un boulet.

Évidemment, je l'ai rencontré sur un site de rencontres (enfin je dis évidemment, mais méfiance : le boulet peut se nicher n'importe où [tiens, dans le temps jadis, j'en ai rencontré un au resto U...]!).
C'est lui qui m'a contactée en premier par mail.
Étant donné que les mails dont l'auteur sait écrire et aligner trois phrases sont trèèèèès rares (je reviens bientôt avec de nouvelles accroches du jour !), j'ai été plutôt agréablement surprise et (après avoir vérifié qu'il n'avait pas genre 45ans et 3 mômes) j'ai répondu. Au bout d'un mois d'agréables échanges par mail à un rythme assez peu soutenu (la graine du boulet n'avait visiblement pas encore germé !), j'ai fini par proposer une rencontre.
Notons ici que notre boulet a patiemment attendu que je prenne cette initiative, non sans m'avoir assuré à moult reprises qu'il n'attendait rien de particulier de cette rencontre, qu'il n'allait ni "me manger" ni me demander en mariage et qu'il avait besoin de vraiment connaître les gens avant d'envisager quoi que ce soit. J'ai bien trouvé étrange qu'il insiste à ce point et j'ai d'ailleurs pensé "oula, ben lui, il a dû rencontrer de sacré boulets..." mais que voulez-vous si j'avais de l'intuition, ça se saurait...

Pour la 1ere rencontre j'avais choisi un bar tranquille dans lequel je ne vais pas trop souvent (erreur de débutant : proposer un bar duquel on est habitué : le meilleur moyen de retomber ensuite sur des gens qu'on a pas particulièrement envie de revoir...), rendez-vous en début de soirée, après le boulot, en semaine.
[Sauf que j'ai quand même trouvé le moyen de commettre l'erreur fatale de lui filer mon numéro... J'ai été retenue au bureau et devais arriver avec une 20aine de minutes de retard, et comme je suis trop polie, j'ai envoyé un sms pour le prévenir... sans masquer mon numéro. Quelle quiche !]
Bref, la soirée se passe bien, nous discutons pendant environ 2h et je passe un moment sympa, bien qu'il soit assez évident qu'il ne se passera rien avec ce cher Hervé. Il est beaucoup trop bavard, trop égocentré, n'a aucune classe et surtout est vraiment trop petit (houuu c'est pas bien de mentir sur sa taille !!! - 1h80 ça ne m'arrive pas au niveau du nez, si-si je t'assure !). Mais comme je ne me fie généralement pas trop à ma première impression, j'ai tout de même accepté qu'on se revoie. [Un jour je me fierai à ce qui me sert d'intuition.. un jour j'apprendrai de mes erreurs !]

Le 2e rendez-vous a eu lieu 15j plus tard. J'ai fait traîner exprès, en espérant montrer que j'étais pas plus impatiente que ça. C'est donc encore moi qui ai choisi la date, le lieu et l'heure. Un resto cette fois.
Cette 2e soirée fut atroce.
Finalement, passées les banalités de la 1ere rencontre, on n'avait visiblement rien à se dire. Enfin, rien d'intéressant, parce que lui se faisait de toute évidence une joie de me raconter ses expériences de scout et ses voyages scolaires... [et euh... si à 35ans les meilleurs souvenirs qu'on a à raconter datent du collège, moi je dis que c'est légèrement inquiétant...].

Au bout de 20mn, j'échafaude des plans d'évasion pendant que lui parle de la prochaine visite de sa mère, tiens justement on s'entendrait 'achement bien toutes les deux... 1h plus tard, il m'avait proposé pour les jours à venir de : passer chez lui admirer sa tapisserie (mouahaha t'as pas plus pourri comme raison pour m'attirer chez toi ??), aller au théâtre, à l'opéra, au ciné, se promener en forêt, faire une balade en vélo, visiter les châteaux de la région, pic-niquer et aller au parc d'attraction du coin (et je crois que j'en oublie...) ce à quoi j'ai scrupuleusement répondu non-non-non et euh... ben non ! (pas le temps, j'aime pas le théâtre, l'opéra c'est ringard, j'ai vu tous les films à l'affiche, j'aime pas la nature, mon vélo est fichu, je connais les châteaux par cœur, je déteste manger par terre et je vomis dans les grands 8 - nan sérieux après ça vous auriez toujours envie de me voir ??).
Après avoir englouti le dessert en 4e vitesse, j'ai prétexté une grosse fatigue pour abréger (21h30, ouhhh il est temps d'aller se coucher, c'est que je dors à 22h30 moi !) et j'ai fait un détour pour ne pas rentrer par le même petit bout de chemin que lui.
Pendant tout le repas, j'ai été sèche et l'ai rembarré assez froidement tellement j'en pouvais plus de ses lieux communs et de ses affirmations débiles (nan sérieux, le gars, inscrit sur un site de rencontre, qui te sort que "tu sais, les nanas célibataires de la trentaine, c'est qu'elle le veulent bien au fond. Ou bien elles ont des tares. Mais comme ce n'est pas ton cas, je sais que ton prince n'est pas loin" - AHHHHHHH !!!!-)

Honnêtement, je pensais avoir été assez sèche et invivable pour qu'il n'ait mm pas envie de me revoir, sans non plus avoir à lui expliquer ce qui ne me plaisait pas chez lui (euh... tout ?).
Sauf que.

Sauf que Boulettor était en marche. 2h plus tard, je reçevais un message vantant mes mérites : ma sincérité, ma pureté, ma beauté. Sans déconner ! Je l'ai contredit toute la soirée. Démoli ses arguments. Clairement dénigré pas mal de ses opinions (qui étaient d'ailleurs très dénigrables !!)...
Mais je suis pure... et sincère...
MISERE !!

Évidemment, je ne réponds pas à ce tas de guimauve totalement malvenu. Et je pense qu'un silence après un message de déclaration c'est assez clair (une déclaration par SMS, au passage c'est juste pitoyable !!!). Mais visiblement non puisqu'il m'en renvoie 2 autres du même genre. N'ayant pas répondu au premier, je me vois mal répondre au 3e... je continue donc mon silence. Lui ne se démonte pas et m'envoie quelques invitations, que je décline, certes assez évasivement.

Ca va durer environ 2 mois après notre dernière rencontre. 2 mois pendant lesquels je reçois environ 1 message par jour, qui se transforment petit à petit en supplications ("Pourquoi ce silence ?" ---euhhh voyons... à ton avis pourquoi ??---). A ce stade j'ai envie de le tuer.
J'ai ensuite droit aux mails via le site, et aux mails sur ma boite perso (ma "fausse" boite mail créée pour l'occasion of course).

J'ai fini par répondre à un mail dans lequel il sous-entendait qu'en gros j'étais en pleine dépression, mais que bon spa grave il serait là pour m'épauler. C'est quand j'ai fini par lui lâcher que la 2e soirée avait été l'une des pires de ma vie qu'il a fini par arrêter de m'écrire et de m'envoyer des messages.
Boulettor powaaaaa !!!!!

Moralité : ne JAMAIS hésiter à frapper un homme à terre. Mesure préventive.
[Et faire gaffe (très) aux infos qu'on donne aux gens qui viennent de Tinternet (ou du resto U...)]

lundi 21 juillet 2008

Mais qu'as-tu donc à ton pied ? C'est un boulet !

Pour me faire pardonner ce silence un peu longuet (bah quoi, c'est pas parce que je pars pas en vacances que je peux pas faire comme si), me voici de retour avec une petite histoire de boulet.

Le boulet est la bête noire de tous les membres de site de rencontre (il semblerait d'ailleurs que même les boulets craignent les boulets !)...
Le boulet c'est ce gars/nana qui s'emballe sur un battement de cil. Vous clignez des yeux et hop, vous êtes l'homme/femme de sa vie. Bien entendu, le boulet pense que c'est réciproque, tout en sachant pertinemment au fond de lui qu'il n'en est rien.
Ainsi, pour s'autopersuader de l'histoire d'amour qui vous unit, le boulet fera toujours en sorte que les initiatives viennent de vous. Peu importe l'insignifiance de ces initiative d'ailleurs, le boulet les interprètera comme des marques de votre affection. Le boulet est généralement plein de mièvres attentions qui flatteront votre ego et ne vous mettront dans un premier temps pas en garde, puisque c'est toujours vous qui prenez les initiatives et donc semblez garder le contrôle. Cependant, il peut arriver que cette guimauvitude provoque au bout d'un moment l'irrépressible envie de l'encastrer dans un mur.

Le boulet, surtout, se caractérise par son attitude totalement démesurée. Là où vous ne voyiez qu'un banal rendez-vous autour d'un café, lui commencera à envisager de vous présenter sa mère. Le boulet, enfin, est un gigantesque tas de glu, dont il est généralement très difficile de se défaire. Non seulement car le boulet est tenace et ne comprend pas les signes qu'on lui fait, mais surtout parce que le boulet est gentil, qu'il est même pitoyable de gentillesse et qu'on évite généralement de piétiner un homme à terre (une femme ? n'en parlons même pas)...

Évidemment, le boulet n'est pas identifiable de prime abord, ce serait trop facile. Au contraire, le boulet présente généralement plutôt bien et fait facilement illusion au début. Mais il n'en sera que plus lourd à traîner plus tard...

Vous l'avez deviné... Je me suis fait eue... J'ai rencontré un boulet.
Dès demain, les aventures d'Hervé le boulet !

lundi 30 juin 2008

Instants choisis

Ce week-end j'ai regardé Secret Story.
Cette fois c'est sûr, l'été a commencé : les programmes de téléréalité refont surface. A moi Secret Story (même pas honte), Koh-Lanta et ptet même l'Île de la Tentation si le casting a un bon potentiel de moquage...
Je vous ferais bien un petit point sur les secrets et mes pronostics mais finalement 3jours plus tard tout le monde en a parlé sur la toile avec preuves à l'appui alors ça n'a plus vraiment d'intérêt. Non pas que ça en aurait eu beaucoup plus si j'en avais parlé plus tôt, j'en conviens...

Ce week-end aussi j'ai été voir un match d'impro.
Dans un hôtel hyper chic, le Hilton rien que ça. Non seulement le spectacle était très très drôle mais en plus j'ai pu fouler de mes sandales le tapis que notre cher PP (petit président) a arpenté quelques mois plus tôt.
Si c'est pas du week-end glamour ça...
J'en profite pour glisser un petit mot sur l'impro. Si vous ne connaissez pas encore, sautez sur la première occasion pour remédier à ça. Comme antistress ya pas mieux, comme gym des zygomatiques non plus !
[Et si vous passez dans le coin, viendez-voir Les Improvisateurs, vous passerez un bon moment!]

Ce week-end j'ai fait les magasins.
Même pas pour m'acheter des fringues, c'te honte, mais en tant qu'invitée dans la Communauté de la Quête du Frigo. J'ai ainsi pu assister à une scène fort amusante :
  • V(endeur) : Je peux vous aider Madame ?
  • C(liente) : Oui merci. Je pensais acheter ce frigo, cette marque, elle est bien ?
  • V : Cette marque ? Oh ben vous savez c'est le premier prix c'est pas terrible vous imaginez bien.
  • C : Pas terrible ? C'est à dire ?
  • V : Ben ça tombe en panne, c'est moins solide,... C'est pas comme *** (marque chère), eux ils font de bons produits.
  • C : Ah bon c'est un peu de la merde alors ? OK merci.
Et la cliente s'en va, laissant le vendeur comme deux ronds-de-flancs, planté au milieu des frigos trop chers pour la dame, qui n'a pas voulu pour autant acheter de la merde. Ou comment perdre une vente à vouloir trop en faire...

Ce week-end j'ai fait du ménage dans mes affaires.
Et j'ai retrouvé un CD avec de "vieilles" photos de 2002. Je peux donc maintenant affirmer avec certitude que le prochain qui me dira "t'as pas changé" est un petit menteur... (ouinnnn).

Ce week-end enfin, j'ai regardé "quarante jours, quarante nuits" sur la TNT.
Parce que le foot et moi... et ben je me demande si je me serais pas plus amusée devant le match finalement... Cette histoire de gars qui décide de faire ceinture pendant 40jours est complètement pitoyable ; le film est mou, niais, pas drôle et sans le moindre intérêt. A l'avenir je réfléchirai à deux fois avant d'accorder le bénéfice du doute...

Ce week-end surtout, je ne suis pas allée à la fête du cinéma.
Parce qu'il n'y avait vraiment pas grand chose de motivant...
Décidément les temps changent... Ou bien c'est moi qui vieillis ???
[si j'en entends un répondre "oui".....]

jeudi 26 juin 2008

Cette année, je moutonne...

Or donc, et ça n'aura échappé à personne, les soldes ont commencé hier.
D'ordinaire le petit escargot fauché que j'étais sautait sur l'occasion pour se vêtir à moindre prix, pas pour s'accorder des extras. Non pas que j'étais rien qu'une pauvresse et que c'était trop le drame de pas pouvoir profiter des soldes comme les gens de la télé qui se ruent sur les grandes marques pour accéder à ce paradis interdit qu'est le luxe, puisque de toute façon j'ai jamais été trop intéressée pour dépenser mes p'tis sous dans des marques, mais quand même des fois c'était un peu frustrant.

Et cette année, à l'heure où il est de bon ton de se plaindre de la baisse de son pouvoir d'achat, ben le mien il a grimpé en flèche (bah oui mine de rien, plus de 200€ de train par mois ça avait de quoi plomber un budget) et cette année j'ai eu envie de faire les soldes "pour de vrai". Comprendre pour m'acheter des trucs en plus dont je n'ai pas franchement besoin mais que comme c'est moins cher ça dissout la culpabilité.

J'ai commencé par faire une razzia sur le site de La Redoute. Oui je sais je suis pas glamour comme fille, la Redoute c'est pas exactement la grande classe. Mais ils ont de sacrées bonnes affaires, et puis mon pouvoir d'achat a beau avoir grimpé en flèche, il partait quand même de très bas...
Outre quelques t-shirts et autres trucs pas cher et bien utiles habituels, j'ai craqué sur un cromeuuuugnon p'ti sac fleuri, des tongs de ville qui font un peu plus chic que mes tongs fleuries que j'adore, et une tunique que je crains un peu qu'en vrai elle n'ait rien à voir avec la photo ou que je ressemble à rien dedans, mais bon pour 8€ je veux bien prendre le risque.Et puis comme c'est toujours plus marrant de se rendre pour de vrai dans les magasins pour affronter la foule, attendre 3h devant les cabines et 2 autres à la caisse, j'ai fait un tour en ville hier après le boulot et je suis rentrée chez moi avec cette mignonne petite robe que même pas j'ai l'air d'un bibendum géant dedans (notons tout de même que ce n'est malheureusement pas moi sur la photo), plus un chôli collier rôze. Ne sera-t-elle pas parfaite avec mon futur p'ti sac fleuri et mes tongs (qui sont oranges en vrai, comme sur le sac) ?
Quant à ma non-culpabilité, elle est à son comble puisque cette tenue toute entière, collier inclus, et dont je n'avais strictement pas besoin, ne m'aura même pas coûté 45€. Trop d'bonheur dans ma life !
Bon c'est pas tout ça mais ce soir je vais aller faire un tour vers les chaussures...

lundi 23 juin 2008

Une lueur dans la nuit..... Hiiiiiii !!!

En règle générale, je vis plutôt bien le fait d'être seule. J'aime la liberté que ça procure et je n'ai pas de problème particulier à passer une soirée en tête à tête avec moi-même : je me supporte plutôt bien, heureusement. Et puis à part les voyages (mais c'est une autres histoire), il n'y a rien que je m'empêche de faire, puisque je pars du principe que tout ce que je peux faire à deux je peux aussi le faire toute seule (sauf peut-être le tennis mais ça tombe bien puisque j'y joue pas).
Et puis au moins comme ça il n'y a pas de prise de tête sur le programme de ciné ou le temps de squattage devant l'ordi.

Mais ya des moments où, faut bien l'avouer, c'est plus difficile, et où on prend vraiment conscience que si c'est chacun pour sa pomme ben ma pomme elle a que moi pour s'en occuper (et la pauvre elle est pas forcément vernie)...
Des fois c'est lors de dîners chez des amis, quand on est le chiffre impair, des fois c'est quand on se retrouve face à un monstro-bug et qu'on serait pas contre appeler le voisin au secours, des fois c'est quand ya pas moyen d'ouvrir cette satanée boîte de sauce et qu'on finit par manger des pâtes au beurre (avant de filer acheter un "machin-ouvreur-de-boîtes" ou "décupleur de muscles" - faut pas déconner, on va pas se faire avoir deux fois les gens, hein !!),...

Hier soir, c'était dans mon lit.
Au milieu duquel je siégeais fièrement, étalée si artistiquement et confortablement que des fois je me dis que si Prince Charmant il y a, il devra venir avec son pieu parce que le mien il affiche complet (ben quoi, 1m60 c'est pas si large, hein...).
Bref, hier soir dans mon lit dont chaque centimètre carré était exploité par mon auguste personne, il faisait franchement trop chaud pour avoir envie de se blottir contre qui que ce soit, et je me disais justement "ha, moi au moins j'ai pas (trop) chaud".
Sauf que soudain survient un grand fracas qui me fait décoller du matelas de surprise et d'effroi.

Misère, un orage !
Juste là au-dessus de ma tête, horreur ! Et puis, hou qu'il a l'air en colère monsieur le ciel...
En un rien de temps, fuite sous la couette (modèle "protection universelle contre les forces du mal, orages inclus") et recroquevillage sous l'oreiller (enfin, LES oreillers puisque je dispose royalement des deux).
Ben oui, il se trouve que je flippe sa race quand il y a un orage. Je sais que "m'enfin c'est super beauuuuuuuu" (dixit Soeurette), que "mais c'est la natuuuuure" (dixit Le Père), que "mais on ne craint rien dans la maison" (dixit Môman, qui m'a pourtant raconté l'implosion de la télé familiale) etc, etc, etc, rien n'y fait : j'ai peur. Plus il y a de bruit, plus j'ai peur. Et celui d'hier, niveau volume sonore, il battait des records.

Pour rationaliser un peu, j'entreprends de compter les secondes entre éclair et tonnerre pour me convaincre que meuuu non l'est suuuuuper loin. Sauf que... hem... ben nan. J'ai rien eu le temps de compter : l'est juste là, si-si au coin de la rue voire pile au-dessus de ma cheminée. Je vais mourir, c'est sûr.
J'ai donc passé la demi-heure qui a suivi roulée en boule comme une pauvresse, complètement demeurée par-dessus le marché (parce que bon je suis bien consciente que je ne risque rien du tout) et surtout sans personne pour a) me prendre dans ses bras en attendant que ça passe b) me rassurer c) me faire penser à autre chose, voire même au pire d) rire de ma pleutrerie...

Ya vraiment des moments où la vie ça craint, nan ?

mercredi 18 juin 2008

Petite annonce

Décidément, les transports en commun, ça a souvent du bon !
Hier après-midi, je devais me rendre, dans le cadre de mon boulot adoré (du moins quand il me permet de m’évader un peu de mon bureau et de prendre l’air en assistant à diverses réunions à l’extérieur) à une conférence à l’autre bout de la ville. Voire même plus loin que le bout : la verte banlieue fleurie. Loin, donc ; trop loin pour mes petites gambettes et mon fidèle destrier. Je décide tout de même de bicycletter jusqu’au centre ville et d’y prendre un tram qui m’emmènera vers cette mystérieuse et lointaine destination banlieusarde.

Dans le tram plein qui arrive, je monte directement derrière la cabine du conducteur et me concentre sur la musique que mon MP3 m’injecte dans les oreilles.
Quelques stations plus loin le tram est presque vide, de même que la batterie de mon lecteur. C’est là que je remarque, dans sa cabine vitrée et verrouillée, le conducteur qui me tourne le dos. De là où je suis, je ne vois qu’un dos et un bras. Le bras ayant l’air prometteur et afin de tromper l’ennui que provoque le silence qui a envahi mes oreilles et l’absence de discussions à épier, je commence à scruter ce bras et ce dos à la recherche d’indices sur la personne à qui ils appartiennent. Tiens, un sourcil dans le rétro ; une joue, un œil...
Toute à mes pensées, j’essaie de recomposer l’image qui correspond à ces échantillons et je ne me rends pas compte que l’image en question est bien vivante et qu’elle a remarqué mon petit jeu. J’ai failli sursauter comme une gamine avec les doigts dans le pot de nut’ quand j’ai aperçu un visage tout entier dans le rétro, un visage qui me regarde, qui sourit et… bon sang quel sourire !

Il s’avère que le bras si prometteur appartient bel et bien à un jeune homme ma foi tout ce qu’il y a de plus charmant, lequel entreprend de me faire de l’œil par rétro interposé. Ce petit jeu de regards dure quelques stations, jusqu’à ce qu’arrive celle où je dois descendre. Un arrêt avant le terminus, j’ai bien envisagé de rester un peu plus mais j’étais déjà en retard pour la conférence (retard, mon 2e prénom…). Maudits soient les horaires !! Je quitte donc le tram avec un petit signe de la main et le sourire aux lèvres.

Ce n’est qu’environ 10mn plus tard que je réalise que je n’ai pas eu la présence d’esprit de sortir un morceau de papier (ou ma carte ! bon sang je ne suis pas encore au point en gestion de cartes de visite !!) pour laisser mes coordonnées, et que lui n’ayant pas ouvert sa petite cloison pour communiquer, il n’y a à peu près aucune chance que je retrouve ce garçon au joli sourire et bras prometteur… Déception !

Après ma conférence, et quelques cogitations plus tard, je décide finalement de ne pas m’avouer vaincue aussi facilement et faisant fi du ridicule, je contacte la compagnie de transport pour tenter de lui laisser un message. Sans succès.
Plouf-plouf font mes espoirs en s’écrasant en plein océan…

Évidemment, rien ne me dit que Monsieur Charmant n’était pas en réalité Monsieur Plouc-Fini et dans la mesure où ne s’est pas parlé, on ne peut pas dire que je rate quoi que ce soit…
Mais quand même, qui sait…

Moralité :
Afin de ne pas finir comme un pauvre sot,
Suis à l’avenir les conseils de l’Escargot
Ne sois pas timide, donne ton numéro !

Ceci dit, et comme le net réserve parfois des surprises, je ne peux pas m’empêcher :
Charmante JF cherche conducteur de tram rencontré de dos et de rétro ce mardi 17 juin autour de Strasbourg. Si tu te reconnais dans cette histoire, laisse un petit mot.
Et en plus je parie que ça ravira les lecteurs ;o) !

jeudi 12 juin 2008

L'attaque du yaourt volant

Ce midi, il faisait tout beau : ciel bleu, pas trop chaud, paaaarfait pour un déjeuner dans le parc. J'enfourche donc mon fidèle destrier roulant, pourvu depuis peu d'un petit panier à l'avant (son petit cadeau de rentrée) et file vers le parc situé à 5mn du bureau.
Là, bonheur et ravissement, je transvase tranquillement le contenu de mes tuperwares vers mon estomac et enchaîne avec un peu de lecture en tentant de déblafardiser mes mollets. Une petite heure plus tard, détendue et de bonne humeur, j'empile vite fait mes boîtes dans le panier ainsi que les 2 yaourts que j'avais pas mangés, et reprends le chemin du boulot.

Or sur le chemin du retour, à un endroit la piste cyclable passe de la route au trottoir et le "bateau" n'est pas très bien fait. J'y passe tous les jours et mon vélo et moi connaissons bien la petite secousse que ça provoque.
Mais aujourd'hui, par un savant enchaînement de paramètres variés et sans doute très complexes, les yaourts ont été pris d'une envie de liberté et ont tenté le grand saut...

Attention, grand art !
Notons au passage à quel point un cerveau lambda (disons, le mien) peut se révéler hyper réactif, sans toutefois se montrer d'une quelconque utilité...

Je franchissais donc cette limite route/trottoir lorsqu'au moment où je lève mon popotin de la selle (d'un geste plein de grâce et de fluidité), je vois les deux yaourts s'envoler au-dessus du panier. "Misère, me dis-je mais où vont-ils les salopiots (moi qui vous traitais si bien !) ??" Réaction au quart de tour : je freine, sauf qu'un vélo, pas plus qu'une voiture d'ailleurs, ça ne pile pas, aussi je continue d'avancer un peu pendant que les yaourts se dirigent vers moi ("ahhh on m'attaque", s'inquiète monsieur mon cerveau, au lieu de tendre le bras) tout en se détachant l'un de l'autre. Je tends enfin un bras désespéré pour les récupérer, tout en mettant un pied à terre pour m'arrêter plus vite. Les yaourts continuent leur grâcieuse envolée et pendant que j'en attrape un au vol, l'autre à présent totalement autonome poursuit sa route pour s'écraser au sol et exploser à genre 2cm de mon pied en tong. "Ouf, même pas mal" eus-je le temps de penser avant qu'il ne rebondisse et finisse mollement sa course sur le pied en question, non sans avoir tourbillonné et répandu son contenu immaculé a) partout sur la chaussée b) sur le cabas de la dame qui passait innocemment par là c) sur mon pied d) sur mon pantalon.
Réaction de monsieur mon cerveau ? Production massive d'onomatopées mentales signifiant toutes "eh merde". Réaction du cerveau de la brave dame enyaourtée ? Production massive de remontrances sonores du type "non mais ça va pas bien vous ??" qui auraient été plus adaptées si je lui avais moi-même balancé un yaourt à la figure (ce qu'à ce moment précis j'ai bien envie de faire avec le 2e qui a miraculeusement atterri entre mes mains -enfin entre ma main : l'autre freinait-).

Et c'est sous les applaudissement des ouvriers déjeunant à la terrasse voisine que j'ai entrepris d'esponger mon pied et ma jolie chaussure, d'essuyer mon pantalon, de donner une serviette propre à la vilaine brave dame pour son cabas et de ramasser le pot désormais vide et gisant sur le trottoir (ça t'apprendra, sale traître !).

Avec ce qu'il me reste de dignité (peu ; très peu), je remonte en selle et parcours les 20m qui me séparent du bureau. Ce n'est que vers 15h que je me rends compte, en passant devant une porte vitrée, que l'attaque a sévi jusqu'à l'extrême nord de ma personne et que j'ai le visage strié de petites marbrures séchées... charmant...

Qui a dit que les produits laitiers étaient nos amis ???

mercredi 11 juin 2008

Le rendez-vous des filles

En bonne trentenaire célibataire qui se respecte, je ne pouvais pas louper le film Sex And The City ! En véritable fan de la série c'était encore moins permis. C'est donc avec beaucoup d'impatience que j'ai filé au ciné aussitôt après sa sortie.

Alors pour commencer et en guise d'introduction, un petit mot pour ces messieurs :
Tu es un homme, ton âme est esseulée et tu recherches une compagnie féminine que tu ne sais où trouver ? Rends-toi au plus vite dans la salle la plus proche projetant ce film ! Tu y trouveras un large et représentatif échantillon de la population féminine de ta ville, pour ne pas dire TOUTE la population féminine de ta ville rassemblée en ce lieu. Et en plus, pas un seul mâle concurrent à l'horizon. Fonce mon ami, fonce !
(Bon évidemment va falloir te farcir le film... mais on n'a rien sans rien il parait).

Effectivement, à peine le premier orteil posé dans la salle et le décor était planté : voilà donc un film de fille. Que dis-je voilà donc l'essence même du film de fille... Car à par un pauvre misérable qui a dû se faire piéger par sa copine, plus 2 ou 3 malins flairant le bon plan drague, pas un seul gars dans la salle pourtant comble.
Des filles venues seules, des filles en bande, des ados, des adultes,... Tout un panel bruissant et chuchotant. Impressionnant.
Il faut dire que le film, encore plus que la série, ne me semble avoir strictement aucun intérêt pour les hommes, à moins qu'ils n'aient besoin d'un manuel d'introduction aux petits soucis existentiels qui jalonnent la vie d'une femme...

Mais venons-en au fait.
Moi j'étais seule et je comptais bien profiter pleinement de ce petit moment de délectation. J'avais quand même entendu moults critiques négatives et je m'étais même fait railler dans la file d'attente (les gens sont obtus quand même, c'est incroyable!), autant dire que je m'attendais au pire.
Et ce fut effectivement le cas, ils avaient tous raison, le film est pourri.
Sauf que j'ai passé un super moment.

La longueur du film (2h25) laissait présager une intrigue dense. Que nenni, ça ne tient pas la route, c'est beaucoup trop léger. Certains points qui auraient mérités d'être développés sont évacués en 3 secondes alors que d'autres se voient accorder un peu trop d'importance (le cas de Miranda est flagrant : "l'incident" aurait mérité plus de nuances et son entêtement s'étale un peu trop longtemps, au point qu'on finit par s'en moquer). Bref, ils auraient franchement pu peaufiner un peu le scénario !
Les personnages quant à eux (elles), ont un peu évolué, ce qui est bien normal puisqu'il s'est passé plusieurs années depuis la fin du dernier épisode. Mais ça ne justifie pas tout, notamment la raison pour laquelle Samantha se retrouve exilée de l'autre côté du pays ou Miranda devenue si inconsistante. Au niveau des tenues dont tout le monde parle, c'est évidemment une avalanche de fringues de marques et ça ressemble par moments plus à un défilé qu'à un film... Ca commence à faire pas mal de petits couacs qui grippent la mécanique...

Pourtant, malgré tout on s'y retrouve. On replonge dans l'ambiance en un instant, on se remémore des souvenirs, et l'identification fonctionne toujours autant (à l'une, à l'autre ou aux quatre en même temps). Comme c'était le cas avec la série, c'est un film qui fait du bien, léger, et dont les thèmes universels nous touchent toutes.
J'attends maintenant le DVD pour mettre la touche finale à ma collection.

En conclusion, un film pas terrible mais à fort potentiel revigorant, à résever toutefois aux fans inconditionnelles dela série : pour un spectateur lambda ça n'a aucun intérêt et il ne faut surtout pas découvrir la série en commençant pas le film !

Sex and the City, le film (Sex And The City, The Movie) de Michael Patrick King, 2008, avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis

Ma note : **

Mon barème :
O à éviter / * décevant / ** plaisant / *** très bon / **** à ne pas louper !

jeudi 5 juin 2008

L'accroche du jour (vol.2)

Après une première accroche affligeante de banalité (ici), passons à une toute autre méthode...
Laissez-moi vous présenter Bob(*), 40ans, qui a l'air de bien aimer la couleur mais qui n'est pas encore tout à fait au point au niveau de la syntaxe...
J'imagine que c'est de l'humour, encore qu'il faut s'attendre à tout ! Enfin, celui-ci aura au moins eu le mérite d'avoir fait preuve d'un minimum d'originalité...
Je vous laisse découvrir cette merveille....

enchanté moi c *Bob* pas mal ta photo ( y'a mieux mais bon rare sont les canons en alsace surtout quant elle ont 40ans) j'aime pas le ciné je prefere wisky coca a la biere desolé normal j'suis un epicurien a oui meeerde j'ai 40 ans voila c dit bonne rencontres et qui sait !!!!! ( te gene pas pour me repondre) bisesssss

Pour situer le contexte : dans mon profil parmi les choses que j'aime figurent entre autre le ciné et la bière, ce qui fait que d'après ce cher Bob, non seulement je suis plutôt moche mais en plus j'ai des gouts de merde...
Heureusement que le petit smiley est là pour me rappeler que tout ça c'est pour de rire ! (ahlala ce Bob, lui au moins il sait parler au femmes...)

Au risque de me répéter... Et dire qu'ils paient pour ça !!!


(*) Dans le souci de préserver un minimum d'anonymat, les noms des expéditeurs ont bien entendu été changés, et les messages amputés des éléments pouvant permettre de les identifier (ou moi-même) sur le site en question ; les messages ne sont donc pas à 100% authentiques (mais l'essentiel y est...)

mardi 3 juin 2008

"Colore... le monde (sans feutres sans épreuves ni bombes)"

Alors voilà, les prix de l'immobilier étant ce qu'ils sont (et mon salaire étant ce qu'il est aussi), j'ai décidé de ne pas faire la fine bouche sur l'état d'étanchéité du toit qui couvre ma tête. Après tout, la récupération de l'eau de pluie c'est écologique et prendre une douche en pleine nuit dans son lit ça fait gagner du temps sur les préparatifs du matin... [voyez comme je m'applique à garder un optimisme à tout épreuve, même lorsqu'il y a trois nuits ma baignoire à commencé à gargouiller et refouler de l'eau bizarrement maronnasse par le goulot... au moins c'est resté dans la baignoire et ça n'a pas fini sur ma tronche, merci bien !]

Bref, j'ai décidé de rester chez moi pour encore un p'ti bout de temps. Or ce chez moi est pour ainsi dire mon premier home souite home, meublé à l'origine avec mon modeste premier salaire et quasiment pas amélioré depuis. J'avais donc encore plein de meubles de récup (Emmaüs, mon meilleur ami !) et des trucs premier prix en plastoc de chez mon autre meilleur ami suédois. Il faut dire que d'abord j'avais pas trop de sous pour renouveler tout ça et ensuite je pensais que dans un futur plutôt plus que moins proche j'allais migrer vers un home souite home biplace avec l'ex et que du coup on meublerait ensemble notre futur intérieur harmonieux.

Aujourd'hui j'ai envie de me sentir bien chez moi et de faire de cet appart non plus un lieu de transition mais bel et bien ma maison à moi (et rien qu'à moi, na!). J'ai donc filé retrouver mon suédois préféré et j'ai mis les sous du déménagement dans de belles choses colorées. Voici donc un aperçu des nouvelles couleurs de mon salon et de ma chambre.

(au programme : des rideaux moulticolores, des pitis tapis assortis, une armoire et une commode stickerisées)

Et pour vous faire baver, voici l'une des raisons pour laquelle je suis in love de mon appart : voici une vue depuis ma fenêtre... eh ouais... Je suis en plein centre ville...


jeudi 29 mai 2008

Rien qu'une photo...

Hier soir, en me promenant sur le net et grâce à la magie des sites de réseau, je tombe presque par hasard sur la fiche de mon grand amour de jeunesse. Celui de mes premières fois, celui qui a fait battre mon coeur comme plus personne après lui (ah! la fougue de la jeunesse et des amours sur la plage...).
C'était il y a 11 ans.
Une éternité.

Sur sa fiche, peu d'infos. Pas grave, on est vaguement resté en contact (un mail une fois par an, un texto pour nouvel an et des amis communs) et je sais ce qu'il est devenu.
Sur sa fiche surtout, une photo, récente. C'est la première chose que j'ai vue, j'en suis restée bouche bée devant mon écran. Impossible de le quitter des yeux. Il n'a pas changé.

Et il a suffit de cette mini photo pas bien nette et en noir et blanc pour que tout revienne. Le coeur qui bat, la gorge qui se serre. Son odeur, ses gestes, le bruit des vagues,...
Et cette impression d'inachevé. L'envie de le retrouver, de me blottir dans ses bras et de ne plus jamais le quitter.
Rien qu'une photo et j'ai 18 ans à nouveau...

Est-ce que c'est simplement un coup de nostalgie ? Une attirance pour lui qui ne disparaîtra jamais ? Ou bien est-ce que finalement je l'avais trouvé, mon homme, mais trop tôt ?
Vaut-il mieux se contenter de rêvasser un peu devant de vieux albums, les refermer et passer à autre chose, au risque de passer à côté d'une belle histoire, ou bien tenter de les ranimer, au risque de les ternir avec du réel ?

Ca vous est déjà arrivé ? Qu'est-ce que vous avez fait ?

mercredi 21 mai 2008

Un grand moment de solitude

En ce moment et pour encore quelques jours, mon principal moyen de locomotion est le bus (essentiellement parce qu'il a fait moche en début de mois, alors j'ai pris l'abonnement mensuel et au prix où il est, je compte bien le rentabiliser). Et dans le bus, outre rencontrer de jolis enquêteurs, il se passe souvent plein de trucs.

Ce que j'aime le mieux (et je finirai sûrement en enfer pour m'adonner si souvent à ce pêché capital) c'est laisser traîner mes oreilles et écouter les conversations des autres voyageurs. Le plus souvent ce sont des groupes de minettes (solution de facilité puisque ce sont celles qui parlent le plus fort) qui échangent leurs points de vue sur les mecs, leurs relations touçatouça. Très amusant. Des fois ce sont des grand-mères (quand elles ne parlent pas alsacien : là j'arrive plus à suivre) qui s'échangent leurs ragots ou même souvent qui critiquent acerbement l'un ou l'autre des voyageurs hors de portée d'oreille. Très-très amusant. Il y a aussi des conversations téléphoniques, plus difficiles à suivre puisqu'on n'entend que la moitié, mais qui permettent de développer l'imagination en inventant ce qui manque. Très divertissant. J'aime bien aussi les disputes de couple, très instructif. Les discussions enfant-parent sont les moins drôles mais en revanche bizarrement la variante enfant-babysitter est plutôt mignonne.

Bref, tout ça pour dire que je suis une sale petite curieuse qui fait souvent semblant de lire pour mieux écouter ce qui se dit autour de moi. Discrétion est mon maître mot.
Sauf que voilà, hier je me suis fait griller.
En beauté.
Une apothéose...

J'étais installée, comme souvent, vers le fond du bus, avec mon bouquin et un croissant (trop faim !). Il n'y avait personne et je lisais pour de vrai. Quelques arrêts avant ma sortie arrive un groupe de quatre p'ti jeunes, qui s'installe en diagonale face de moi, là où il y a quatre places ensemble. Evidemment je commence à écouter ce qui se dit. En mangeant.
A un moment, l'une des filles fait part à ses camarades d'une blague qu'on lui avait racontée et qu'elle n'avait pas trouvée drôle, elle veut avoir leur avis :

Dans le fin fond de la savane, un vieux lion raconte à ses lionceaux les exploits de chasse de sa jeunesse. Très fier de lui, il dit qu'il a réussi à tuer des éléphants, attraper plein de gazelles, manger des p'tis singes à tous les repas, et décimer un groupe de panoupanou. Les lionceaux, très impressionnés, répondent "c'est quoi des panoupanou p'pa ?". Le lion, majestueux répond qu'il ne sait pas quel est le véritable nom de cette délicieuse espèce, mais qu'elle se cache dans les buissons et qu'on peut la reconnaitre à son cri "pas nous ! pas nous !" lorsqu'on s'en approche...

C'est là que j'explose de rire avant même de m'en rendre compte. Avant même d'avoir avalé mon bout de croissant, d'ailleurs. Incapable de m'arrêter et à moitié en train de m'étouffer, je me rends compte que je suis la seule à me marrer et que tout le monde m'observe l'air de dire "complètement givrée celle-là", avec en 1ere loge le p'ti groupe, qui d'une n'a pas du tout trouvé cette blague drôle et de deux a compris que je les écoutais.
Avant de passer pour une demeurée complète, je suis sortie 2 stations avant la mienne, et j'ai rigolé toute seule pendant encore 5 bonnes minutes avant de réussir à calmer ce fou rire foudroyant.
Et le pire... c'est que je crois même pas que ça m'ait servi de leçon !

Et vous, c'est quoi les blagues qui vous ont faire rire ?

mardi 20 mai 2008

Petits instants hors du temps, ou ma bise du matin

S'il y a une chose qui m'a toujours sidérée, c'est l'influence qu'ont les petits grains de sable dans les engrenages du quotidien sur les gens.
La façon dont 15 inconnus dans un bus et qui s'ignoraient jusque là vont se mettre à entrer en contact les uns avec les autres lorsque le bus tombe en panne ou percute une borne à incendie. Ces petits regards complices que l'on se jette entre voyageurs "sains d'esprit" lorsqu'un gentil hurluberlu se met à apostropher tout le monde ou chanter du Johnny à tue-tête. Bref, ces liens éphémères qui se créent dans ces situations vaguement exceptionnelles.

Moi-même pas franchement experte dans l'art d'engager la conversation (art qui n'est visiblement pas héréditaire, si l'on considère que ma mère est la plus grande pipelette de l'univers...), je ne me lasse pas d'observer (et de pratiquer à l'occasion) ces instants fugace de complicité. J'ai toujours cette impression que chacun n'attend finalement que ça : l'occasion de discuter avec son voisin.

Ce matin j'ai justement eu droit à une petite intervention du grain de sable.
Mon rituel du matin consiste à fumer une dernière cigarette (la dernière du condamné...) devant la porte de l'immeuble, sur le trottoir. D'autres personnes de l'immeuble partagent ce rituel et nous nous croisons donc souvent. Avec certains, une mini relation de potes-de-clope s'est créée et nous discutons de choses et d'autres. Avec d'autres ce ne sont que quelques échanges polis, d'autres encore se tiennent un peu à l'écart, plus loin sur le trottoir et nous n'échangeons guère plus qu'un "bonjour" ou "bonne journée".
Parmi ces derniers, une jeune homme ma foi fort charmant (et non pourvu d'alliance) que je n'avais jamais trouvé comment aborder sans y aller avec mes gros sabots (dondaine... oho-o, avec mes sabots... hem je m'égare...). Or ce matin comme d'habitude, il se tient un peu à l'écart, mais à mon arrivée le voilà qui s'approche et me confie qu'il est à la porte (oublié ses clefs, collègues pas arrivés, et patatipatata). Evidemment je ne pouvais rien faire pour lui alors à la place on a papoté en fumant nos clopes de condamnés, timidement d'abord puis tout à fait simplement. Finalement lorsque sa collègue est arrivée, on a fini par tous se faire la bise.

Dire que ça fait 6 mois que je me demande comment engager la conversation et qu'en 10mn on en est à se faire la bise...
Décidément les grains de sable sont fascinants !

lundi 19 mai 2008

Le retour de la Mafia espagnole (vol 5.)

Ca fait maintenant 5 ans que je cohabite avec la mafia espagnole. Si-si, rien de moins, la mafia !
Explications : J'habite un charmant "petit" duplex en plein centre-ville ; duplex que je loue, dans des conditions un peu étranges, à la mafia espagnole locale [je précise à toutes fins utiles pour la CIA qui passerait par là que oui c'est une façon de parler et que non, mes voisins ne sont pas des tueurs sanguinaires]. Je loue mon appart à une agence immobilière, dont le patron (nom espagnol) est propriétaire de tout l'immeuble. Je me suis d'ailleurs demandé à l'époque s'il était bien normal de payer des frais d'agence à son proprio via son agence... J'ai pas cherché plus loin parce qu'il me FALLAIT cet appart : j'étais tombée amoureuse.

3 ans plus tard, j'apprends de la bouche de ma voisine (nom et accent espagnols) que c'est en fait elle et son mari qui sont propriétaires de l'appart (et voilà qui semble régler la question des frais d'agence). Sachant que le patron de l'agence passe quasiment tous ses week-ends avec mes voisins (même pas besoin d'espionner : ils ont leur terrasse sous mes fenêtres !), que l'agence emploie la voisine en tant que concierge de l'immeuble mais que cette prestation ne figure pas sur mes relevés de charge, vous admettrez que ça fait un paquet de mafieusités...
Dans le même registre, quand j'ai eu des souci de radiateurs, de chauffe-eau ou d'électricité, on m'a envoyé des p'tis gars (noms espagnols) pour réparer tout ça. Des p'tis gars qui viennent le soir, en voiture banalisée et que je retrouve d'ailleurs régulièrement sur la terrasse des voisins...

Quoiqu'il en soit, j'ai décidé de fermer les yeux sur les cadavres certainement enterrés sous la terrasse pour me concentrer sur la mignonneté de mon appart à moi que j'ai (oui-oui je suis toujours amoureuse, comme quoi il est des amours qui durent plus longtemps que d'autres...). Jusqu'au jour où il a commencé à me pleuvoir sur la tronche en plein milieu de la nuit... fenêtre fermée !
Ca fait maintenant 2/3 ans que je vais périodiquement rouspéter chez le voisin-proprio pour réclamer qu'un quelconque membre de sa mafia fasse quelque chose pour le toit. Ca fait 2/3 ans qu'on me répond chaque année (ça n'arrive en général qu'une à deux fois par an, d'où mon manque de pugnacité -et de preuves-) "Ayé, chéfé" et que je redécouvre six mois plus tard les joies de la douche nocturne...

Et puis cet automne j'avais décidé de partir. Marre, la goutte d'eau (hahaha) avait fait son oeuvre et me poussait au déménagement. Sauf que.
Sauf que visiblement j'ai le choix entre garder ma surface (environ 50m²) et ajouter 200€ à mon loyer, ou garder le loyer et enlever environ 30m² à l'appart... Comme je n'ai l'intention ni de mettre plus du tiers de mon salaire dans un appart, ni de vivre dans un studio ou de quitter le centre ville, j'ai décidé de rester, tant pis pour la goutte d'eau.
Surtout que quelques jours après ma dernière visite d'appart, Papi-le-voisin est venu me dire que cette année il allait refaire entièrement le toit.

Je pensais donc être débarrassée à jamais de l'angoisse du pliquètement (pliqueter : action de faire plic-plic). Mais que nenni ! puisqu'hier soir j'ai eu une nouvelle fois l'agréable surprise de me glisser dans des draps détrempés (surprise assortie de l'habituel sursaut d'étonnement-et-dégout "yûûarrrrgh cékoikès ?!?" - car il s'avère que bien que mon chat soit tout ce qu'il y a de plus propre, je continue à la soupçonner en premier... "yeuuuuurrrk, du pipidcha !!" - pauvre bête !).
Evidemment il était trop tard pour aller houspiller Papi-le-voisin et lui faire tater mon matelas en guise de preuve, je vais donc aller le voir ce soir pour m'entendre dire que promis demain il appelle l'homme qui murmurait aux gouttières des toits...

J'en ai MAAAAAAAARRE !!!!
Je crois qu'il ne me reste plus qu'à adhérer à une autre mafia (chais pas moi, la mafia suisse, elle fait peur ?) pour défendre mes intérêts...