jeudi 24 avril 2008

Pensées de cendrier

Depuis que j'ai changé de boulot, il y a environ 6 mois, j'ai abandonné le cocon douillet du balcon fumeurs entre collègues sympas pour l'hostilité d'un trottoir entourée d'inconnus. Qu'à cela ne tienne, je pensais que la pause cigarette, sur trottoir ou ailleurs, me permettrait rapidement de faire connaissance avec de nouveaux gens. Fumer est souvent un atout social après tout, tout le monde le dit...
Sauf que.

Comme je suis la seule fumeuse de la boîte -incroyable, hein !- (enfin si l'on omet le grand patron, dont le bureau n'est visiblement ni un lieu public ni une partie de l'entreprise, à moins qu'il se situe en territoire international), je me retrouve toute seule sur ce trottoir, souvent rejointe par les autres drogués de l'immeuble.

Or, jusqu'ici, soit ils sortaient en meute et m'ignoraient superbement, soit ils étaient seuls et entendaient visiblement le rester. A quelques exception près, je n'ai donc eu quasiment aucun contact avec mes congénères (et vlan dans les dents pour l'idée de convivialité du trottoir par -5° ou celle de tête-à-tête romantique autour du cendrier...) et j'ai fini par me résigner à ce petit moment de solitude régulier.
Jusqu'à ce matin.

Ce matin j'ai croisé deux habitués du snobage ; ils m'ont saluée avec tellement de chaleur que je me suis demandé si finalement ma jupe n'était pas un poil trop courte. Dans la mesure où je portais un jean je supose que non.
Ce midi, la ptite jeunette du 2e qui d'ordinaire grelote dans son coin, me lance un radieux "Comment ça va aujourd'hui ?" et enchaîne avec enthousiasme sur nos plans respectifs du week-end.
Cet après-midi, le solitaire bizarre (celui que des fois je suis bien contente qu'il ne parle pas, limite il me fait peur) répond à mon bonjour par un grand sourire et, désignant le ciel d'un signe du menton ajoute "C'est agréable, hein !"

C'est là que ça a fait tilt. Le soleil, le ciel bleu, la presque chaleur...
Une jolie météo et tout le monde lève le nez au lieu de regarder ses pieds !
Et je confirme : c'est agréable !

11 commentaires:

Fyfe a dit…

Aaaaaah le soleil, quel bonheur ! Ca me donnerait presqu'envie de refumer pour en profiter sur le trottoir ;)

Cely a dit…

Fyfe, Ah j'avais pas tout suivi ton actualité fumante, félicitations pour cette réussite mamzellle !!!!
Quant au soleil, dans la mesure où c'est le 2e jour de beau temps en 3 mois, ça vaut pas le coup de t'y remettre...

Florie a dit…

Ouf. Je vais pouvoir continuer à te lire finalement.....

Cely a dit…

Coucou Florie, contente de te revoir aussi !

Florinette a dit…

Le soleil c'est la vie et ça fait du bien de pouvoir en profiter !!
Je suis contente de te relire et de découvrir ton nouveau chez toi fort sympathique !
À bientôt Cely et bon week-end !

tirui a dit…

même sans fumer, on peut tout d'un coup discuter un peu avec les gens du quartier à la sortie de la boulangerie au lieu de se dépêcher de rentrer au chaud (ou à la sortie de l'école, pour ceux qui élèvent des enfants, au passage j'espère que ton nouveau blog n'est pas réservée au célibattantes exclusivement) ;-)

Cely a dit…

Florinette, contente que mon escargot te plaise :o)
Le soleil, je crois que c'est surtout parce que c'est vraiment la première belle journée depuis... au moins 3 mois ! Pourvu que ça dure !

Tirui, oui même dans le bus les gens sourient, dingue !
Quant à la fréquentation du blog,... mmmm... allez je veux bien faire une exception. Mais c'est bien parce que c'est toi ! ;o)
Plus sérieusement, je ne pense pas parler uniquement de ça, ça risque d'être rapidement assez chiant...

clochette a dit…

J'adore tes billets ! Plein d'humour et de cynisme, et cela me fait d'autant plus sourire, que je partage à 100 % tes ressentis.

Cely a dit…

Clochette,
Merci-merci (*rougis*) !!

zofia a dit…

Les gens seraient-ils sociables uniquement par beau temps ?!
Ça serait dommage !

Cely a dit…

Zofia,
Chez les fumeurs de mon immeuble la différence a été flagrante en tout cas ! On a p'tet tendance (moi la première) à se replier un peu plus sur soi (au propre comme au figuré) quand il fait moche et froid...